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Sur l’accueil des migrants, l’UE tente d’avancer

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Juin 2018, l’Aquarius donnait le premier coup de semonce. Été 2019, le Sea Watch met à son tour un coup de pied dans la fourmilière pour que l’Europe réagisse. Comme un air de déjà-vu. Les migrants s’abîment en mer, les ONG de sauvetage se heurtent au blocage italien, et les vingt-huit peinent à se mettre d’accord sur une politique commune pour accueillir les migrants…

SOS Méditerranée reprend la mer pour sauver les migrants

Les ministres des affaires étrangères et de l’intérieur d’une quinzaine de pays européens se sont réunis, lundi 22 juillet à Paris, pour tenter de trouver, une fois encore, une réponse commune à cette question, cinq jours après une première réunion infructueuse à Helsinki.

L’Italie, éternel trublion de l’Europe

L’Italien Matteo Salvini n’était pas présent à Paris. Il a marqué sa désapprobation vis-à-vis des « choix faits seulement à Paris et à Berlin ». « L’Italie n’est plus disposée à accepter tous les immigrants qui arrivent en Europe », a écrit le ministre de l’Intérieur italien sur Facebook à l’adresse de son homologue français Christophe Castaner.

Le discours ressemble, peu ou prou, aux invectives du même, en juin 2019, à la suite de la crise de l’Aquarius. Et comme l’an dernier, le ministre italien a refusé de participer à la réunion, préférant envoyer une « délégation technique ».

L’Europe en quête de son unité perdue

Pour autant, si le discours n’a pas changé, les élections européennes de mai ont sensiblement renversé la donne. « Le vent est en train de tourner », remarque Yves Pascouau, spécialiste des politiques migratoires à l’Institut Jacques-Delors. « L’Union européenne a entamé un nouveau cycle politique et les citoyens demandent que des solutions soient trouvées. » Une quinzaine de pays ont ainsi emboîté le pas à la France et à l’Allemagne.

Un agitateur esseulé

« Si Malte et l’Italie, qui sont les pays directement concernés au titre du débarquement, pensent aussi que cet accord est opportun (…), à ce moment-là je pense que nous aurons un succès », s’est d’ailleurs risqué le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, au lendemain de l’échec des pourparlers d’Helsinki. Car contrairement à l’an passé, l’Italie fait cavalier seul face au reste de l’Europe. Malte, en effet, n’a pas ratifié le protocole de 2004 relatif à la recherche et au sauvetage en mer, qui « oblige l’Italie, qui l’a signé, à ouvrir ses portes pour débarquer les personnes secourues », rappelle Yves Pascouau.

La menace de sanctions européennes

Même le premier ministre hongrois Viktor Orban se montre silencieux, ne soutenant pas la position italienne, échaudé par de possibles sanctions budgétaires s’il venait à jouer contre ses partenaires européens. « La question des fonds européens est déterminante pour les pays d’Europe centrale et orientale », soutient le spécialiste.

Commission européenne : écologie et migrations au programme d’Ursula von der Leyen

La future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a en effet annoncé la couleur, début juillet, posant la condition du versement des aides financières européennes aux États membres en fonction de leur capacité à remplir leurs obligations, notamment en matière d’accueil des migrants.

De quoi déstabiliser l’Italie si elle ne rentrait pas dans les clous. Matteo Salvini entend toutefois poursuivre le bras de fer entamé avec fracas un an plus tôt. Déterminé à peser sur les négociations, il a posé ses propres conditions et rédigé, avec Malte, une feuille de route qui préconise le débarquement et la création de centres d’accueil temporaire et d’identification des migrants (hotspots) dans les pays limitrophes aux pays de départ.

Cette proposition aurait pu faire trembler l’UE il y a un an mais, cette fois, est restée lettre morte. À l’issue d’une première réunion, lundi matin, la France s’est dite « confiante » quant à un accord sur les « mécanismes de solidarité » entre pays européens afin de se répartir les migrants débarqués de Méditerranée. L’épilogue de l’imbroglio européen sur le sujet a été annoncé pour septembre. À moins que le mauvais feuilleton se prolonge encore.

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