FODIP UEMOA
Bénin

Conseil fédéral des APBEF-Uemoa : des réflexions pour renforcer le système bancaire et financier

La fédération des associations professionnelles des banques et établissements financière (FAPBEF) de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa) a tenu son premier conseil fédéral de l’an 2019 le vendredi 21 juin 2019 à Cotonou. Ce conseil qui a réuni les différents responsables et directeur exécutifs des APBEF des pays membres a été ouvert par le directeur de cabinet du ministre de l’économie et des finances du Bénin, Hermann Takou.

Réfléchir autour des défis indispensables au rayonnement du système bancaire et financier de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (Uemoa) avec pratiques au standard international afin de le mettre résolument au service de développement de l’Union, c’est ce qui préoccupe la Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financières (FAPBEF-Uemoa) à l’occasion de son premier conseil de 2019.

Dans son mot de bienvenu aux responsables Apbef venus de plusieurs pays de l’Uémoa, Lazare Noulékou, président Apbef-Bénin a indiqué que l’Apbef sert d’intermédiaire entre les systèmes financiers, les banques et la Bceao. Aussi, il a fait le point des réformes et des mutations de ces dernières années et évoqué une série d’enjeux dont la finance digitale pour permettre au système bancaire de jouer pleinement son rôle pour lequel, ce conseil de Cotonou dégage des pistes de réfl exion à l’endroit des états membres sur les différents autres points.

A sa suite, Bréhima Amadou Haïdara, président de la fédération des Fapbef-Uemoa a félicité les associations des pays car, «cette rencontre se tient dans un contexte caractérisé par une croissance économique en hausse par rapport à 2018» croit-il savoir.

Il s’accorde ensuite avec son prédécesseur sur les défis qui ont des effets négatifs sur leurs performances mais invite tout de même à plus de performances et d’efforts pour la poursuite de l’activé économique. Mais d’ores et déjà, il s’est réjoui du succès de l’implémentation des nouveaux dispositifs notamment l’adoption du plan comptable révisé tout en félicitant les établissements des Apbef pour les efforts consentis dans ce sens.

Dans la même logique, le Conseil entend profiter de cette assise pour échanger sur des points de préoccupation en vue d’apporter des solutions idoines et efficientes et assurer une gouvernance exemplaire de nos institutions. Pour ce faire, il a exhorté les participants à fournir des efforts, lesquels efforts contribueront à rehausser la qualité des outils de gestion des institutions financières qui à terme seront conformes au standard international.

Aussi, des sujets relatifs au programme d’activités seront discutés, la stratégie de construction d’un siège de l’Apbef, des partenariats portant sur l’amélioration de bons rapports avec les autorités monétaires, l’instauration des rapports avec la commission de l’Uemoa, pouvoir nouer des relations avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale en vue de l’intégration de l’Apbef dans les organes consultatifs des institutions d’inclusion financière et monétaire a-t-il conclu.

Une volonté politique certaine Œuvrer au renforcement et à élever au standard international la politique économique et monétaire dans l’Uemoa, les Etats ne restent pas moins conscients des enjeux. C’est du moins ce qu’a confié Hermann Takou, directeur de cabinet du ministre de l’économie et des finances, représentant le ministre. Ceci se justifie par les réformes pour une migration vers des normes de standard international.

Quant aux défis, il en dénombre quatre à savoir, le relèvement ratio crédit à l’économie sur le PIB, dans l’Union qui tourne actuellement autour de 28%, ce qu’il estime trop faible pour transformer durablement les économies vers une croissance forte, durable, résiliente inclusive ; créatrice d’emploi décent qui induit ainsi l’amélioration du climat social ; le relèvement du taux de bancarisation ainsi que la promo de l’inclus et de l’éducation financière ; le financement des pme pmi en vue d’accroitre la contribution de cette catégorie d’entreprises à la création de richesse et à la lutte contre le chômage et enfin, la baisse du coût des services financiers en faveur de la promotion de l’investissement.

Dès lors, il a souhaité que cette assise se saisisse de ses préoccupations d’ordre pratique et dont la résolution transformera profondément les structures économiques des pays de l’Union.

Pour y parvenir, le directeur de cabinet a invité les Apbef à miser sur l’utilisation du Bureau d’information sur le crédit (BIC), du dispositif de soutien au financement des Pme-Pmi, de la promotion du crédit bail, de l’affacturage, de la finance islamique sans oublier les possibilités digitales.

Autant de défis dont le relèvement, impulsera un saut qualitatif dans le secteur bancaire et financier pour une meilleure satisfaction des besoins de financement d’économie tout en maintenant et en renforçant la rentabilité, la stabilité et la compétitivité du système.

Pour finir, il a réitéré la disponibilité des décideurs à exploiter les recommandations qui seront issues de ce Conseil en vue d’améliorer à la fois le taux de l’inclusion financière et celui du ratio de financement économique des pays membres de l’Union.

Par Bidossessi WANOU

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